Parole du Seigneur
A la fin de la première et de la seconde lecture, le lecteur dit : « Parole du Seigneur », et toute l’assemblée répond : « Nous rendons grâce à Dieu ». C’est un dialogue un peu différent qui sera entendu à la fin de la proclamation de l’Évangile, où l’évêque, le prêtre ou le diacre dit : « Acclamons la parole de Dieu », à quoi l’assemblée répond : « Louange à toi Seigneur Jésus ».
Ces deux dialogues nous indiquent plusieurs points d’importance. D’abord que l’Évangile est le sommet de la liturgie de la Parole. C’est à partir de l’Évangile que s’éclairent, se comprennent et s’interprètent les écrits de l’Ancien Testament (lus en première lecture), et les écrits du Nouveau Testament (lus en seconde lecture).
Pensons à l’extraordinaire expérience des disciples d’Emmaüs (Lc 24, 13-35) qui, avec le Christ, ont accueilli et interprété l’Écriture : « Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait » (Lc 24, 27).
Pensons à la parole puissante de Paul à la jeune Église de Corinthe : « Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures, et il a été mis au tombeau : il est ressuscité le troisième jour, conformément aux Écritures » (1 Co 15, 3-4).
L’expression « parole du Seigneur » est aussi très présente dans les écrits de l’Ancien Testament, pour transmettre cet acte de foi qu’il s’agit de Dieu qui se révèle à son peuple, et non pas d’une parole d’homme. Le dialogue s’ouvre avec la reconnaissance qu’il s’agit de Dieu qui s’adresse encore à nous aujourd’hui (Parole du Seigneur), jusqu’à l’action de grâce (Nous rendons grâce à Dieu) pour sa parole qui a préparé (Ancien Testament) la Révélation totale dans le Christ, et qui se déploie dans la vie de l’Église et du monde (Nouveau Testament).
Père Jean Bosco