top
Actualités Nouvelle traduction du Missel Romain

Nouvelle traduction du Missel Romain

La nouvelle traduction du Missel Romain sera utilisée dans nos célébrations, dès le 1er septembre prochain. Certains textes de prières, et de dialogues entre le prêtre et l’assemblée vont changer, et nous souhaitons vous y préparer. C’est une belle occasion de découvrir ou de redécouvrir le Missel !

Nous vous conseillons dans un premier temps, de regarder cette vidéo de KTO pour en apprendre davantage, en image !

https://youtu.be/5wzWDYze2t8

1. Pourquoi une nouvelle traduction ?

Comme toute langue évolue avec le temps, il fallait retoucher la première traduction, réalisée en 1970. La troisième édition du Missel romain en latin, en 2002, offrait la possibilité de réaliser une nouvelle traduction française. 

Pour cette nouvelle traduction, le pape avait demandé qu’on veille à « l’utilité et au bien des fidèles », pour que « soit transmis pleinement et fidèlement le sens du texte original et que les livres liturgiques traduits, même après les adaptations, reflètent toujours l’unité du rite romain ». 

Cette fidélité dans la traduction au sens du texte original implique une triple fidélité : « premièrement au texte original, mais aussi une fidélité à la langue dans laquelle il est traduit et enfin, à la compréhension du texte pour ceux à qui il est destiné ». 

Voici un exemple de traduction qui va changer : 

Dans la liturgie pénitentielle, au début de la messe, nous avions l’habitude d’entendre le prêtre nous inviter à réciter ensemble le « je confesse à Dieu », en disant : 

« Préparons-nous à la célébration de l’Eucharistie en reconnaissant que nous sommes pécheurs ». 

Maintenant, nous entendrons le prêtre nous dire : 

« Frères et sœurs, préparons-nous à célébrer le mystère de l’Eucharistie, en reconnaissant que nous avons péché »

Qu’est-ce qui change ?

Tout d’abord, la mention frères et sœurs donne une place ajustée aux femmes et aux hommes qui vivent de la même fraternité du Christ. 

Ensuite l’Eucharistie est présentée comme « mystère » : « préparons-nous à célébrer le mystère de l’Eucharistie ». Toute la liturgie est une entrée dans le « mystère du Christ ». Non d’abord comme « compréhension intellectuelle », mais d’abord comme « révélation » du Christ et de son action mystérieuse dans nos vies. 

Enfin l’ancienne traduction nous présentait comme « pécheurs », en disant « en reconnaissant que nous sommes pécheurs », maintenant la traduction plus ajustée dit : « en reconnaissant que nous avons péché ». Cette différence de traduction révèle ce que nous sommes : des enfants de Dieu, aimé par lui, qui avons péché, et pas seulement des « pécheurs ». L’accent du péché est mis sur l’acte, non plus sur la totalité de la personne.  

2. Le missel est un livre pour célébrer l’Eucharistie tous ensemble

Un très ancien adage des premiers siècles disait : tous célèbrent (le mystère), et un seul préside. Le missel est fait pour soutenir la prière de toute l’assemblée réunie pour célébrer le mystère de Jésus mort et ressuscité, ce que nous appelons le « mystère pascal ». 

Le missel permet de célébrer l’Eucharistie comme source et sommet de la vie chrétienne, selon les mots du Concile Vatican II. Pour reprendre les mots d’un grand théologien contemporain, Henri de Lubac, « L’Église fait l’Eucharistie et l’Eucharistie fait l’Église ». Dans son texte comme dans les gestes et attitudes qu’il propose, le missel permet à l’Église de devenir elle-même par la célébration : le Corps du Christ, et permet à chacun d’en faire l’expérience. 

Voici un exemple de traduction qui va changer : 

A la fin de l’offertoire, ce moment de la messe où les offrandes du pain et du vin sont offertes et bénies, le prêtre invitait les fidèles à se joindre à l’offrande du sacrifice en disant : « prions ensemble, au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Église », et tous répondait en disant : « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ». 

Désormais, le prêtre pourra dire « priez, frères et sœurs : que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, soit agréable à Dieu le Père tout-puissant », et tous ensemble, nous répondrons : « que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice à la louange et à la gloire de son nom, pour notre bien et celui de toute l’Église. »

Qu’est-ce qui change ? 

Vous allez désormais prononcer le mot « sacrifice » vous-même, comme un appel à regarder ce que le mot « sacrifice » dit du Christ, mais aussi comme invitation à le vivre à votre tour. 

L’usage du mot « sacrifice » que vous allez prononcer exprime le mystère du Christ qui donne sa vie par amour. Le sacrifice n’est pas subi, il ne s’agit pas d’un dolorisme moralisant, mais il est librement choisi par le Christ, par amour. Le Christ livre et donne sa vie pour Dieu le Père et pour nous, par amour pour nous et pour nous sauver. L’authentique sacrifice est un sacrifice d’amour, et réside dans une vie conforme à celle de Jésus-Christ, qui s’exprime dans toutes nos relations. Par le sacrifice de Jésus nous sommes tous réconciliés avec Dieu, et nous sommes appelés à vivre cette réconciliation entre nous. 

3. Le missel, est-ce le livre du prêtre seulement ? ou bien le livre des fidèles ?

Un vieil adage dit « un seul préside, tous célèbrent ». Cela indique que nous sommes tous engagés dans l’acte de célébration, et pas seulement le prêtre. 

Le missel est considéré, et de manière légitime comme le livre de celui qui, évêque ou prêtre, préside à la prière de tous. 

Mais le missel est également le livre des fidèles qui célèbrent l’action de grâce (c’est ainsi que peut se traduire le mot « Eucharistie »). Les prières que prononce le prêtre utilisent toujours le « nous ». Le prêtre ne dit jamais « je », et le prêtre ne dit pas « nous » en parlant de lui !

Ce « nous », ce sont tous les fidèles réunis : le prêtre prononce ces prières en notre nom à tous. Le missel nous donne aussi de participer à la messe par les dialogues qui parcourent l’ensemble du déroulement de la célébration. 

Voici un exemple de traduction qui va changer : 

Pendant les rites de communion, le prêtre, en montrant l’Hostie, invitait à la communion en disant : 

Heureux les invités au repas du Seigneur ! Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. » Et tout le monde répond « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole, et je serai guéri ». 

Désormais, le prêtre nous invitera à la communion en disant : « Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève les péchés du monde. Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau ». 

Qu’est-ce qui change ? 

Le prêtre disait « le péché du monde », et désormais il dira « les péchés du monde ». Le latin utilise un pluriel peccata, qui est mieux rendu par la traduction « les péchés ». L’allemand, l’anglais et l’italien avait déjà utilisés le pluriel dans leur traduction. Cela suggère que la liturgie désigne les péchés concrets, et non le péché en général. Une manière d’actualiser pour chacun d’entre nous, combien le Christ nous entraine dans un chemin de libération, dans lequel nous luttons contre nos péchés avec Lui.

En disant « Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau ! », la liturgie nous dévoile le mystère de l’Eucharistie comme celui des noces, de l’union du monde avec Dieu. Cette traduction exprime mieux le mystère de l’Alliance que le Seigneur vit avec nous, et qui continue de se réaliser dans le temps. 

4. Un missel pour la vie spirituelle ? 

Le lieu habituel de la vie spirituelle, c’est le quotidien ! Dans lequel est engagée toute notre personne, en parole, dans nos attitudes et dans nos gestes. 

Parce que la liturgie engage toute la personne, le missel offre les attitudes, les gestes et les prières qui sont dites tout au long de la messe. 

Des attitudes qui nous engagent, comme celle de la posture « debout », qui évoque la résurrection, ou de la posture assise, qui nous invite à accueillir le Seigneur qui nous parle. 

Des gestes comme l’échange de paix, qui manifeste la fraternité que nous formons dans le Christ, attentifs les uns aux autres, mais également comme la procession de communion, qui nous montre que nous ne sommes pas seuls, mais ensemble à vivre de la présence du Christ Ressuscité dans le cheminement de la vie chrétienne.

De nombreuses prières, dites par le prêtre et par les fidèles, qui déploient les mystères du Christ tout au long de l’année, et entrent en écho avec les enjeux de notre vie. 

Voici un exemple de traduction qui va changer : 

La nouvelle traduction n’est pas qu’un défi de mots à traduire. Le missel romain contient également des indications sur les attitudes que nous sommes appelés à vivre pendant la messe. Écrit en noir, ce qui est dit, écrit en rouge, ce qui est fait ! 

Dans la nouvelle traduction du missel romain, il sera proposé plus régulièrement de nous recueillir, en silence, afin de pouvoir prier, méditer, pour accueillir le Christ dans nos vies. 

Par exemple, après le « Gloire à Dieu », et avant la prière chantée par le prêtre, il nous sera proposé d’être en silence quelques instants, afin que nous puissions prier intérieurement avec nos mots. La prière récitée par le prêtre au terme de ce silence est appelée « collecte », parce qu’elle collecte symboliquement toutes nos prières personnelles dans une seule prière communautaire, celle de l’Église que nous formons ensemble. 

Il sera aussi proposé de vivre un temps de silence conséquent après l’homélie, afin de recueillir dans notre vie personnelle, avec plus de fruit la Parole de Dieu qui nous a été donnée par les lectures et l’Évangile, et l’homélie donnée par le prêtre. 

Post a Comment

*

code

Où nous trouver

Paroisse Saint-François de Sales

La paroisse s’inscrit au coeur d’un quartier populaire et multi-culturel du centre-ville de Genève.

Pour toute question, n'hésitez pas à nous contacter :

Accueil : +41 22 708 10 00
Secrétariat : +41 22 708 10 54
secretariat@stfrancois-ge.ch